Nouvelles et communiqués

Les gens derrière des initiatives permettant la sauvegarde des martinets

Plusieurs intervenants de divers horizons sont fiers de participer activement à la sauvegarde du Martinet ramoneur et nous souhaitons souligner leurs initiatives dans les lignes qui suivent. C’est le cas notamment de Simon Parent, agriculteur de profession, qui a dû sauter de joie lorsqu’il a 

découvert cinq petits oeufs blancs dans un nid de brindilles dans le nichoir à martinets qu’il a installé au Sanatorium historique du Lac-Édouard, à La Tuque. Il s’agit de la première nidification au Canada dans une structure non chauffée! C’est probablement avec le même enthousiasme que Claire Charron et Deborah Powell, ornithologues en Outaouais, ont accueilli une cinquantaine de martinets dans le dortoir annexé à l’ancienne cheminée qui a été fermée à l’école McDowell, à Shawville. De leur côté, Serge Mercier, Benoit Turgeon et Patrick Gauthier, attendent patiemment que les cheminées de briques installées à Sherbrooke et à Magog soient occupées. Au printemps 2015, ils ont réunis des étudiants en maçonnnerie, des entreprises de briquetage ainsi que la communauté estrienne pour la mise sur pied de leur projet.

C’est d’ailleurs grâce à l’initiative des étudiants en maçonnerie que Mathieu Lemay, technicien en ramonage chez Cheminée en Santé, a été mis au courant de la situation du martinet. Ainsi, lorsqu’il a repéré un nid occupé par le martinet dans la cheminée d’un de ses clients, il a immédiatement proposé au propriétaire de l’immeuble d'éviter d'effectuer des travaux sur sa cheminée durant la période de reproduction. Cela a permis à un couple de martinets de compléter leur nidification cet été.

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Le suivi des oiseaux nichant en altitude débute officiellement ce printemps!

Depuis 2009, le Regroupement QuébecOiseaux travaille à l’implantation d’un programme de suivi international au Québec, visant l’acquisition de connaissances sur la tendance des populations d’oiseaux nichant en altitude, dont la Grive de Bicknell. Ce programme a été mis sur pied par le Groupe international de conservation de la Grive de Bicknell (GICGB). La Grive de Bicknell (Catharus bicknelli) est une espèce nichant dans les sapinières de montagne. Il existe plusieurs autres espèces d’oiseaux utilisant ce type d’habitat et dont le suivi des populations sera également assuré par le programme. Toutefois, la Grive de Bicknell est sur la liste des espèces en péril au Canada et constitue donc une priorité en matière de conservation.

Les informations recueillies au Québec seront combinées à celles recueillies ailleurs dans l’aire de répartition de l’espèce, soient les provinces maritimes et certains états du nord-est des États-Unis. En établissant un réseau de stations d’échantillonnage à travers la province et en recrutant des volontaires pour parcourir ces stations, le suivi des oiseaux nichant en altitude permettra de :

  • déterminer et cartographier l’aire de répartition des oiseaux nichant en altitude;
  • suivre l’évolution de ces populations dans le temps et l’espace, et la documenter;
  • acquérir suffisamment de connaissances pour adopter des mesures afin de stabiliser ou d’augmenter l’effectif de la population de Grive de Bicknell.
L’année 2011 constitue donc la première année du suivi et environ 45 routes d’inventaire comptant chacune entre quatre et six stations d’écoute seront visitées par nos techniciens et nos bénévoles. Si vous voulez vous familiariser avec les cris et les chants des 10 espèces d’oiseaux nichant en altitude, vous pouvez visiter le site web du Montain Birdwatch 2.0.

Nos techniciens et bénévoles seront actifs durant tout le mois de juin, donc si vous allez faire de la randonnée en montagne, peut-être allez-vous rencontrer l’un de ces courageux aventuriers des oiseaux nichant en altitude!

Une deuxième année pour le Suivi printanier du Quiscale rouilleux

L’an passé, les observateurs d’oiseaux ont été nombreux à répondre à notre appel afin de participer au Suivi printanier du Quiscale rouilleux. Ce suivi, mené par le Groupe international de recherche sur le Quiscale rouilleux, en partenariat avec eBird et le Vermont Center for Ecostudies, a pour but d’approfondir les connaissances sur la migration de cette espèce en déclin. 

Pour la deuxième année du suivi, nous encourageons les ornithologues amateurs à poursuivre leurs efforts en signalant leurs observations de cette espèce pendant la période ciblée pour le Québec, soit les mois d’avril et mai. De plus, une attention particulière pourra être portée à certains sites d’intérêt identifiés en 2014. Une carte interactive localisant les sites d’intérêt à visiter est disponible au lien suivant (uniquement en anglais pour le moment) : http://rustyblackbird.org/outreach/migration-blitz/2015-areas-of-interest/.

Pour plus d’informations sur le suivi et pour savoir comment y participer, consultez le site web suivant : http://rustyblackbird.org/outreach/survol/.

 

Étude sur le dérangement causé par les embarcations à Percé

Avec près de 200 000 oiseaux marins de onze espèces différentes, le Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé forme un important refuge d’oiseaux migrateurs du Québec. Chaque printemps, Fous de Bassan, Mouettes tridactyles, Guillemots marmettes et autres oiseaux marins convergent vers les falaises de l’île pour s’y reproduire. Des dizaines de milliers de touristes profitent annuellement des excursions offertes par les croisiéristes de la région pour admirer ce merveilleux spectacle. Or, la présence constante d’embarcations à proximité des sites de reproduction des oiseaux pourrait s’avérer néfaste, notamment en occasionnant des dérangements lorsqu’ils se nourrissent, couvent ou s’occupent de leurs jeunes.

Selon les observations des patrouilleurs du parc, le nombre d’envolées d’oiseaux suite à l’approche des embarcations semble à la hausse depuis quelques années. Les ornithologues amateurs constatent le même phénomène et plusieurs plaintes ont même été déposées à ce sujet auprès des autorités du parc. C’est dans ce contexte qu’une équipe de biologistes du Regroupement QuébecOiseaux a entrepris, en février 2011, un projet visant à évaluer l’ampleur des dérangements créés par les embarcations sur les oiseaux marins de l’île. Ce projet, financé principalement par le programme Interactions communautaires, d’Environnement Canada, permettra d’identifier les enjeux de conservation ainsi que les mesures à prendre (éducation, sensibilisation et modifications de la réglementation) pour réduire l’impact néfaste des activités récréo-touristiques sur les populations d’oiseaux.

Soutien financier supplémentaire à l’intention des oiseaux champêtres

Le déclin des oiseaux champêtres est un enjeu de conservation important pour notre organisme. Toujours à l’affût de soutien à nos différents projets en lien avec ce groupe d’oiseaux, nous sommes heureux d’annoncer de nouvelles contributions au projet « Implantation d’interventions favorisant la conservation des oiseaux champêtres ». En effet, la première phase de ce projet pilote bénéficiera d’un financement de 9 650 $ de la Fondation de la faune du Québec (programme Mise en valeur de la biodiversité en milieu agricole) et de 10 000 $ d’Éco Héros (programme Restaurer la Nature). Ces sommes s’ajoutent à celle déjà engagée (70 000 $), pour l’ensemble du projet, par le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (Prime-Vert 2013-2018 – volet 4, appui au développement et au transfert de connaissances).

Inspiré d’une démarche élaborée en France et qui a fait ses preuves (projet IBIS), le projet vise à appliquer ladite démarche à trois différents contextes agricoles de la province (grandes cultures, production laitière et paysage agroforestier). Implicitement, le projet vise à développer, mettre en place et à faire la diffusion d’actions simples et peu coûteuses qui favoriseront la nidification des oiseaux champêtres, dans le respect des réalités et de la vision des producteurs.

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